La mode sous l'Occupation, première partie

Un petit pas de côté pour vous proposer un   éclairage sur la mode pendant l'Occupation. J'ai pu acquérir, il y a longtemps, quelques accessoires de mode fabriqués et portés durant l'Occupation. Tout manquait durant cette période. Seuls les fourrures, la dentelle, le tulle, la rayonne et le feutre étaient en vente libre. La population avait des tickets de rationnement alimentaire, d'habillements, de chauffage... Par exemple, en 1943, pour pouvoir acquérir une paire de pantoufles, si on n'avait pas les tickets correspondants, il fallait  montrer la paire usagée.

 

Rare catalogue des Galeries Lafayette de 1943. Seul le manteau en fourrure est en vente libre. Pour les autres articles il faut des points textile ou un bon d'achat. Les publicités étaient réduites au minimum, les fabricants n'ayant pas grand-chose à vendre.

Cependant les femmes sont restées coquettes et ont tiré parti du moindre matériel. Elles ont fabriqué des chaussures, des sacs, des chapeaux, des ceintures, des sous-vêtements. Faute de tissu pour confectionner une robe, elles modernisaient l'ancienne avec une broche, une broderie, un ajout de tissu contrastant. Les fabricants, en  manque de matière première, proposaient des produits de remplacement ou des services. On pouvait envoyer un pull à détricoter et la laine était nettoyée et mise en écheveau.

Les photos qui suivent proviennent de ma collection et ont été exposées à des salons de collectionneurs.

Les turbans en rayonne étaient très appréciés  et permettaient de cacher des cheveux pas très bien entretenus. Le petit mannequin de la marque Latexture est américain et destiné aux jeunes filles pour apprendre à coudre.



  Un autre turban toujours en rayonne. Les chapeaux et turbans atteignaient de grandes hauteurs comme on le voit sur la photo.

 

La toile de parachute était recyclée pour confectionner des chemisiers ou des sous-vêtements. Ce chemisier m'a été prêté par une association de patrimoine aéronautique.

A suivre 

Commentaires

  1. malgré la guerre, la mode était vraiment très réussie, originale et chic !

    RépondreSupprimer
  2. Pendant cette période ma mère était employée chez "une bourgeoise" et un jour où elle lavait des sous vêtements elle avait eu la surprise de les voir disparaître en miettes ! Ils étaient fabriqués avec une sorte de mélange textile et papier !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci pour l'anecdote. Cela arrivait aussi pour des boutons qui étaient fait à partir de caséine. Mis dans de l'eau chaude, ils fondaient.

      Supprimer
  3. Ma mère avait 19 ans au début de la guerre, et elle m'en parlait très souvent, de la faim, du froid, de la difficulté à s'approvisionner en quoi que ce soit ; elle avait bien connu les turbans que l'on fabriquait avec tout ce qui pouvait tomber sous la main !

    RépondreSupprimer
  4. J'ai des photos de personnes de la famille avec ce genre de turban, malgré tout, les femmes restaient élégantes..

    RépondreSupprimer
  5. Les femmes ont su rester élégantes malgré des conditions très difficiles. Je regrette de ne pas avoir plus interrogé ma grand-mère (née en 1910) et ma tante (née en 1931), leurs récits de cette époque m'auraient grandement intéressée...

    RépondreSupprimer
  6. Les chapeaux devaient donner beaucoup de chic aux toilettes !

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Barbie concurrence Petra

Vente aux enchères Barbie

Anciennes petites poupées à découper